retour au sommaire

 

 

Chers Amis,

Un Prix Nobel peut-il nous faire rire ? La question peut surprendre et il y a de fortes chances que la réponse soit négative. C’est compter sans Dario Fo qui nous propose une pièce de théâtre absolument cocasse : “Mort accidentelle d’un anarchiste”.

En 1969, un anarchiste arrêté par la police s’est jeté par la fenêtre (historique). Accident, suicide ? Mystère. Jusque là rien de drôle. Mais Dario Fo invente un personnage haut en couleur, un escroc qui se fait passer tantôt pour fou, tantôt pour évêque quand il ne joue pas les juges. Et c’est ce personnage qui, dupant la Police, va mener une enquête sur cette affaire intrigante, une enquête loufoque où il prêche le faux pour savoir le vrai, où il cache, sous des diatribes délirantes, une philosophie plus acerbe qu’il n’y parait.

A mi-chemin entre la farce et la comédie, cette pièce enchante le spectateur par la vivacité de son propos et par la fantaisie des rebondissements. La distribution des rôles est parfaite et chaque comédien excelle dans sa composition. Une mention toute spéciale doit être faite pour la qualité de la prestation de Jean-Jacques Moreau dont l'abattage exceptionnel et les talents comiques m’ont enthousiasmé.

En sortant du spectacle, on se sent ragaillardi, non seulement par le rire que cette pièce déclenche mais aussi par les vérités profondes qu’elle nous propose.

La pièce qui nous vient de Paris (Théâtre de La Bruyère) tourne en Suisse romande. Pour en savoir plus, reportez-vous au site de RegArt : http://www.regart.ch

A ne pas manquer : cette pièce est vraiment un chef-d’oeuvre ! Elle a obtenu 3 Molières en 2000 (Meilleure pièce comique - Meilleur auteur - Meilleure adaptation)

Amitiés.

J.-M. de Wolff

retour au sommaire