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Chers Amis,
Venant de refermer “Veronika décide de mourir”
de Paulo Coelho (Ed. Anne Carrière, Paris, 2000), je ne résiste
pas à l’envie de tirer un immense coup de chapeau à cet
auteur.
Veronika est jeune, elle est belle et ne manque de rien sinon
d’une bonne raison de vivre. En effet, pour elle, l’avenir
ne peut être que sombre puisqu’elle va vieillir, être malade
peut-être et sûrement souffrir. D’autre part, elle est
persuadée que tout va mal dans le monde et qu’elle ne pourra
rien y changer. Elle décide donc de se donner lucidement la
mort en absorbant des somnifères.
Le sort en veut autrement. Veronika est sauvée et elle se
retrouve dans un établissement psychiatrique. On lui explique
que sa tentative de suicide est malgré tout réussie
quoiqu’elle soit un peu différée : elle a détruit une
partie de son muscle cardiaque avec ses somnifères et ses jours
sont comptés.
Elle va utiliser les instants qui lui restent à vivre à côtoyer
de vrais fous mais aussi des gens qui se sont réfugiés dans
l’asile pour y trouver un havre de paix. Peu à peu, au
travers d’émotions intenses, elle va découvrir en elle des
forces qu’elle ne soupçonnait pas...
Loin d’être pessimiste comme son titre pourrait le laisser présager,
ce roman est un hymne à la vie qui nous rappelle que le moment
présent mérite d’être vécu pleinement pour lui-même et
que rien n’est plus précieux. De plus c’est un
encouragement à ce que les jeunes utilisent leurs forces à
changer la société de manière positive.
Une lecture roborative !
Amitiés.
J.-M. de Wolff
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