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Chers Amis,

Si vous avez à prendre un avion et que celui-ci est annoncé comme ayant une heure de retard, alors ce sera le moment idoine pour sortir de votre sac le dernier roman d’Amélie Nothomb : “Cosmétique de l’ennemi”. Une heure, c’est juste le temps qu’il faut pour le déguster.

De quoi s’agit-il ? D’un aéroport et d’un homme, Jérôme Angust, qui attend son avion. Non seulement, il est irrité par le retard qui vient de lui être annoncé, mais encore, il est courroucé par un importun qui l’empêche de lire son livre : Textor Texel, un sans-gêne incroyable, vient de s’asseoir à ses côtés pour lui faire la conversation.

 Jérôme ne veut rien entendre, mais l’autre s’impose et lui avoue tout de go, avec un cynisme époustouflant, toutes sortes de turpitudes allant du viol au meurtre en passant par le mensonge et des philosophies iconoclastes. Mais qu’y a-t-il de vrai ? Jérôme Angust est-il l’innocent qu’il prétend être ? Et Texel, qui est-il au juste ? Après quoi court-il ?

Amélie Nothcomb, belge d’origine, nous donne une oeuvre très plaisante, riche en coups de théâtre. Par ses touches d’anticonformisme et d’impertinence, l’auteur nous agace, nous choque et nous charme tour à tour.

 Je n’ai que deux conseils à vous donner : ouvrez ce roman et laissez vous (sur)prendre. Ce roman, essentiellement constitué de dialogues, se laisse lire comme un scénario de film et son pouvoir d’attraction devrait vous permettre d’évincer les Textor Texel qui croiseraient votre route...

Amitiés. 

J.-M. de Wolff

P.S. : Amélie Nothcomb est l’auteur de dix romans dont “Stupeurs et tremblements” qui lui a valu le “Grand Prix du roman de l’Académie française” en 1999.

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