|
|
Chers Amis,
Un film exceptionnel vient de sortir sur nos écrans :
“Le peuple migrateur” de Jacques Perrin, Jacques Cluzaud, et
Michel Debats.
Ce film mérite le détour car, techniquement, c’est une
merveille. Les auteurs réussissent à nous faire suivre le périple
souvent très long que doivent faire les oiseaux migrateurs.
C’est, pour nous, l’occasion de survoler les plus beaux
paysages de la planète : le Sahara, l’Himalaya, la Cordillère
des Andes, les pôles et les grandes villes comme Paris et New
York, pour ne citer que les principaux.
Rien n’a été ménagé pour nous donner le plaisir de
voyager en compagnie de ces volatiles dont nous percevons, grâce
à des micros fixés sur les oiseaux, la respiration et le
battement des ailes. Bien sûr, cette migration est dangereuse
pour eux à maints égards : la pollution qui peut les engluer,
les chasseurs ou encore les prédateurs du monde animal. Mais si
les oiseaux s’en vont c’est pour mieux revenir avec leur
progéniture.
|

|

|
Pour réaliser ce film, il a fallu compter sur la
collaboration de plusieurs dizaines de caméramans - dont
quatorze chefs-opérateurs - et sur des moyens techniques peu
ordinaires tels des ballons à air chaud, des ULM ou des grues.
De plus, pour faciliter le tournage, les auteurs ont opté pour
la technique proposée par Konrad Lorenz qui consiste à suivre
l’oiseau depuis l’éclosion de l’oeuf jusqu’à l’âge
adulte et a apprivoiser l’animal de façon à ce qu’il
prenne les hommes qui s’occupent de lui pour ses pères et mères.
C’est ainsi que 40 personnes ont été affectées à ce rôle.
Le rapport entre le temps de tournage et les minutes de film est
impressionnant. En effet, on compte qu’il a fallu deux mois de
travail pour obtenir 1 minute de projection. C’est ainsi que
la réalisation du film a débuté il y a 5 ans déjà, alors
que Jacques Perrin mettait une dernière main à son film précédent,
“Microcosmos” , qui nous montrait la vie du monde animal
infititivement petit.
Bon film !
Amitiés.
J.-M. de Wolff
retour au sommaire
|