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Chers Amis, 

Les critiques cinématographiques dédaignent en général les histoires où le glamour prédomine, leur préférant les tragédies violentes et les comédies débridées. Je le regrette d’autant plus que j’éprouve un réel plaisir à découvrir des histoires d’amours, impossibles ou difficiles, dont les héros parviennent, envers et contre tout, à surmonter tous les écueils.

Le film de John Madden, “Capitaine Corelli”, appartient à cette catégorie d’oeuvres. Le scénario apparemment simple est plus subtil qu’il n’y parait de premier abord : il intègre à l’histoire principale une série de réflexions sur des thèmes tels que l’amour, la passion amoureuse, le patriotisme, la tolérance, et l’honneur pour n’en citer que quelques uns.

Les acteurs sont admirablement choisis : Nicolas Cage, militaire au sourire irrésistible, Penelope Cruz, jeune fille craquante par sa fragilité, John Hurt, père bougon et humain, sans compter Irene Papas, mère tourmentée et aimante.

Nous sommes en 1941 : alliée de l’Allemagne, l’Italie vient d’envahir la Grèce. Sur Cepholonia, les habitants, qui croient pouvoir ignorer la guerre qui sévit sur le continent, ont la surprise de voir débarquer un bataillon italien dont le commandant, le capitaine Corelli, est chargé d’organiser l’occupation de l’île.

Or, ce capitaine est moins soucieux de guerre que d’opéras, de chants et d’une musique qu’il interprète magistralement sur sa mandoline. Pour lui et ses hommes, tout est prétexte à la rigolade et à la fête. Les Grecs sont fascinés par le charme des italiens et leur amour du bel canto au point qu’ils vont abandonner l’ostracisme qu’ils manifestent à leur égard.

Parmi les habitants de Cepholonia, Pelagia, une jeune femme intelligente qui se destine à la médecine, s’est fiancée, contre l’avis de son père, à Mandras, un pêcheur illettré. Celui-ci est parti sur le continent pour faire la guerre. Sans nouvelles depuis plusieurs mois, Pelagia sent que son amour pour Mandras s’étiole peu à peu, lorsqu’elle rencontre Corelli. Au début, elle fera tout pour s’opposer à la séduction qu’opère sur elle cet officier cultivé, sensible et enjoué, qui, grâce à la musique, fait régner la paix entre les hommes, quelle que soit leur nationalité.

Après une lourde défaite infligée aux Grecs par les Allemands, Mandras quitte le continent et revient sur Cepholonia pour mettre en place un réseau de résistance. Pelagia, qui le croyait disparu à jamais, est déchirée entre sa passion pour Corelli et sa fidélité à la parole donnée à Mandras.

 

C’est à ce moment que Mussolini est renversé et que l’Allemagne remplace, sur Cepholonia, les troupes de son ancien allié par ses hommes. Ceux-ci ne respecteront pas les accords signés et vont provoquer la révolte des Italiens. Une bataille meurtrière s’en suivra, bataille qui laissera le capitaine Corelli gravement blessé. Mandras pourrait le sauver, le fera-t-il ? Et Pelagia que deviendra-t-elle ?

 Je ne vous dévoilerai pas la fin, ne serait-ce que pour vous inciter à découvrir la beauté des images de ce film où tout respire le calme et la douceur d’un climat idyllique. Cette île est magnifique et lorsque le soleil se couche, alors tous les rêves d’amour, de paix et de solidarité sont permis.

Amitiés. 

J.-M. de Wolff

N.B. : John Madden est le réalisateur britannique qui a réalisé “Shakespeare in Love” en 1998. Ce film, qui mettait en scène Joseph Fiennes, Gwyneth Paltrow, Rupert Everett, Geoffrey Rush, Judy Dench et Ben Affleck, a obtenu 7 Oscars, l’Ours d’Argent à Berlin, 3 British Academy Awards, 3 Golden Globes et de nombreuses autres décorations plus que méritées !

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