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Chers Amis,

Ce nouveau siècle s’ouvre, dans le domaine du cinéma, avec un petit chef-d’oeuvre qu’il faut absolument aller voir : “Billy Ellliot” de Stephen Daldry. Dialogues savoureux, acteurs talentueux, émotion et humour sont au rendez-vous pour donner à ce film un caractère magique qui remplit le spectateur de bonheur.

Billy Elliot est un garçon pas comme les autres : alors que ses camarades rêvent de boxe et de bagarre, lui ne désire qu'une chose: danser. Mais ce rêve est d’autant plus difficile à réaliser que cet attachant garnement vit dans un village houiller du nord-est de l’Angleterre peu enclin à laisser s’épanouir l’art. De plus, ce qui n’arrange rien, 1984 (moment où se déroule l’action) est une année agitée où les mineurs multiplient grèves et manifestations violentes pour sauver désespérément leur gagne-pain. Il faudra donc à Billy, dont la mère est morte il y a peu, beaucoup d’opiniâtreté et de courage pour tenter de convaincre son père et son frère que la danse n’est pas un sport de riche, un art élitiste ou encore une activité réservée aux homosexuels...

Ce film est l’histoire d'un affranchissement des conventions pour devenir soi-même, ce qui lui donne une dimension initiatique qui ne laissera personne indifférent. Quant aux images, elles sont empreintes de cette tendresse qui fait battre les coeurs et sourire à la vie. Pour mémoire, c’est ce que le cinéma britannique nous avait offert avec “Les Full Monty” de Peter Cattaneo ou “Les Virtuoses”  de Mark Herman.

Amitiés. 

J.-M. de Wolff

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