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Chers Amis,
Dans le domaine de la BD, il faut souvent attendre le deuxième
album d’une série pour entrer dans le vif du sujet. “La
Maison Dieu” de Rodolphe (scénario) et Nathalie Berr
(dessins) fait exception.

En effet, si tout commence assez
“classiquement” par un sordide meurtre, à la cinquième page,
notre curiosité est piquée au vif lorsque nous lisons, par
dessus l’épaule de l’assassin, le contenu d’un petit carnet
qu’il vient de trouver : “... Au moment où les faits se sont
passés, Pierre, mon ex-mari avait 38 ans. Il en a aujourd’hui
environ 24...” Tout se corse quand nous apprenons que
l’assassin n’est autre que Pierre et que celui-ci est un chef
d’orchestre à la notoriété mondiale !
Le suspens va prendre l’ascenseur. Pierre a la visite d’un
ancien camarade d’études, Philippe, une autre célébrité planétaire,
mais dans le monde olympique cette fois. Cet athlète nous narre
une curieuse histoire où il est question d’enlèvement brutal,
d’emprisonnement dans d’étranges conditions et de fuite...
Le mystère va encore s’épaissir : des agents, appartenant
à une organisation secrète et peu définie, surveillent non
seulement Pierre et Philippe, mais encore sept autres personnes
qui, elles aussi, sont sorties de l’anonymat le plus complet
pour devenir des stars sans que rien n’ait pu le laisser prévoir.
De plus, elles ont toutes rajeunis.
Rodolphe nous raconte une histoire rebondissante sur un mode
nerveux . Le découpage est original. Les ellipses et les actions
simultanées y sont fréquentes, ce qui donne l’impression
d’une accélération du rythme de la narration. Le dessin de
Nathalie Berr, très vivant, est caractérisé par une mise en
couleur chatoyante et des cadrages audacieux, virevoltants, qui
participent au tempo rapide de l’aventure.

Ayant démarré sur les chapeaux de roues, cette BD devrait
nous faire frémir sous peu grâce à une suite qu’il me tarde
de lire!
Amitiés
J.-M. de Wolff
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