retour au sommaire

 

Chers Amis,

L’Amérique de l’époque de la prohibition et d’Al Capone nous est bien connue. Les films qui l’ont illustrée sont si nombreux qu’ils nous ont lassés et la violence qui les caractérisait nous a laissé un goût amer. C’est pourtant cette Amérique misérable et miséreuse des années trente qui va servir de décor à “Blackjack” de Steve Cuzor, une nouvelle série de bandes dessinées dont le deuxième album, “Laura” est sorti récemment.

Vittorio, Alfonso, Peanuts et Grenouille - quatre gosses de Blue Bell, un quartier des plus pauvres de Brooklyn - se font prendre la main dans le sac, lors du cambriolage de l’épicerie du coin. Leur vie ne sera plus la même, et la nôtre non plus une fois que nous aurons partagé la leur...

Il faudra fuir, trouver des subterfuges pour tromper les adultes, les bons et les méchants, sans compter qu’il y a un magot sur lequel ils pourraient mettre la main. Et puis, il y a Laura, une copine, celle qui va tout faire pour arranger les choses, celle qui, à force de vouloir bien faire, va sceller leurs destins et les projeter dans l’inconnu.

L’originalité de cette BD réside dans le fait que l’auteur a pris le parti de nous brosser une fresque très détaillée en se mettant à la hauteur d’yeux d’enfants dont la fraîcheur candide nous émeut.
 A la limite de la caricature, le graphisme énergique de Cuzor sert admirablement une action riche en rebondissements où l’intensité dramatique est soulignée par les clairs-obscurs et les tons savamment choisis dans les bleus et les bruns.
 
Bonne lecture !

Amitiés. 

J.-M. de Wolff

retour au sommaire