Alegria Suarez,
danse (Séville) (SF5)

 
"Alegria", littérallement "la joie" est le nom comme prédestiné de cette danseuse gitane née en 1976 dans le village sévillan de Badajoz. Elle suit, petite déjà, certains membres de sa famille qui essaient de vivre du difficile travail d'artiste flamenco. En 1991, elle se lance dans sa première tournée en France et en Belgique avec la compagnie Carmen Cortez. Le spectacle s'appelle "Memoria del Cobre" et c'est là qu'elle décide de consacrer sa vie à la danse flamenca. Elle a alors à peine 15 ans. Elle commence ses études de danse à Madrid avec Ciro et Belen Fernandez, deux maîtres de la tradition la plus noble. Puis s'enchaînent les spectacles, car elle se fait très vite remarquer par des directeurs de compagnie pour sa fougue et sa profondeur, malgré son âge. En 1995, c'est "Plaza Alta", au Théâtre Albeniz de Madrid. En 1996, on peut la voir au Festival d'Avignon, puis la même année à New York, au sein de la troupe de Belén Maya et d'Alejandro Granados. Dès 1997, elle collabore étroitement avec le chorégraphe et danseur sévillan Andrès Marin qui l'emmène avec lui dans ses tournées au Japon, aux Etats-Unis et à travers l'Europe. Mais le public de la Biennale de Séville n'est pas en reste, puisque Alegrias Suarez est une invitée régulière de cet événement flamenco mondial depuis l'an 2000, par exemple dans le spectacle "Orestes en Lisboa" du dramaturge Francisco Suarez. Elle y tient le rôle d'Electra, la femme vengeresse, sans merci, sans détours. Tel que le sont ses chorégraphies flamencas.